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Afterwork /Cinéma
la-route-john-hillcoat 29.12.2009

La route

La route, le film qui m’a le plus impressionné, questionné de l’année 2009.
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Que reste-t-il quand il ne reste plus rien ?
par: Sébastien NOGUES

Pour moi, le meilleur film de l’année 2009 avec, dans un tout autre genre, Louise-Michel. Ce film m’a fortement impressionné puis m’a questionné.

Adapté du roman de Cormac McCarthy, La Route retrace l’errance d’un père et de son fils à l’intérieur d’une humanité plongée dans le chaos et réduite à la barbarie.

Pour moi, ce film fait partie de ceux qui vous marquent. On peut considérer qu’un film est bon lorsque durant la semaine suivant sa projection, des images, des scènes, des émotions vous ramènent au film. Avec La Route, c’est le cas.
Ainsi, des moments de vie routiniers vous relient à une scène du film, comme les flash-backs qui ramènent les protagonistes à l’époque révolue de la civilisation. Le simple fait de prendre une douche vous plonge dans un questionnement qui fait apprécier le quotidien. Ce confort - qui nous paraît aller de soit - devient fragile. Un cataclysme indéfini peut remettre en question toutes nos civilisations.

La Route est hypnotisant. Les images sont brutes, cruelles. L’univers du film est similaire à d’autres films post-apocalyptiques (Je suis un héro, 28 jours après, etc.). Notre monde, après l’extinction de la majeure partie de l’espèce humaine, laisse les survivants se répartir entre chasseurs et gibiers. Mais la comparaison s’arrête là. En mettant en lumière la nature humaine, La Route s’éloigne des pires films de zombies et se rapproche de la réalité des guerres civiles. La violence des situations n’est pas gratuite mais sert à la prise de conscience de la probabilité d’un tel futur

Au fil du film, on peut entrevoir un certain soulagement, ainsi que quelques éléments de réponse à la question qui le sous-tend : que reste-t-il quand il ne reste plus rien ? La transmission d’une "humanité" du père au fils ou encore une quête de survie dans le but de reconstruire une société.
Cette concession à l’optimisme prend une forme plus gênante vers la fin du film. Le voyage est édulcoré, frôlant les normes hollywoodiennes. Comme souvent, les 10 dernières minutes des films américains sont en trop…


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