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Afterwork /Littérature
16.09.2011
C’est dire si le héros décrit par Olivier Rollin - un improbable agent de l’Est censé empêcher l’enlèvement de Britney Spears par un groupuscule islamiste...- a de quoi nous faire sourire tout au long de sa lente découverte (il est piéton et n’a pas de permis...) de Los Angeles, au rythme des correspondances de bus et de la vie mouvementée des people les plus en en vue...
Souvent, la traque de cet idiot magnifique a de quoi nous faire rire, entre lieux à la mode censés accueillir la chanteuse, détails intimes sur telles ou telles de ses concurrentes... l’écriture magnifiquement construite nous plonge dans un délice de situations absurdes ou cocasses qui font la une des journaux à scandale... Jusqu’au moment où la perspective se renverse et finit par résonner comme le procès sans appel de la société du spectacle chère à l’oracle Debord et à laquelle il est désormais devenu impossible d’échapper.
Du coup, le fameux ravissement du titre nous entraîne dans de multiples direction. Evoque-t-il le rapt de la princesse du mainstream ? Ou nous parle-t-il de l’extase qui s’empare de Britney devant son enviable situation de star ? A moins qu’il n’évoque les nôtres - rapt et extase conjoint - où nous serions à la fois séquestrés par un système qui tourne à vide et finalement pas malheureux de l’être.