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Les bons sentiments ne font pas les meilleurs films … C’est malheureusement tout ce qui me vient en tête après plus de 2heures d’Invictus, le dernier long métrage de Clint Eastwood. C’est gentil, c’est mielleux et la prestation hypnotique de Morgan Freeman ne suffira pas ….
Le pitch : Sur fond d’Apartheid, Nelson Mandela est élu Président de l’Afrique du Sud en 1994. Il se retrouve face à un pays en crise sociale et économique, en proie à la criminalité et au racisme. Ce messie des temps moderne, défenseur du pardon devant l’éternel, choisit alors la coupe du monde de rugby de 1995 pour réconcilier deux peuples autour de la victoire, avec l’aide de Pienaar, le capitaine des Springboks, interprété par Matt Damon.
Clint Eastwood s’était déjà confronté aux problématiques sportives (Million Dollar Baby) et raciales (Gran Torino) mais selon moi avec plus de panache. Ici, une fois assimilé un message fort et engagé tel que « le racisme c’est mal », variante d’ « aimez vous les uns les autres », que retient-on ? Une analyse réductrice et simpliste de la politique menée par Mandela en Afrique du Sud et de ses idéologies. Mais admettons, il s’agit après tout du parti pris du réalisateur : le rugby ….
Je suis moi même plutôt amatrice de football. Je sais, personne n’est parfait. Je ne tomberai pas dans la facilité en vous parlant des scènes longuissiiiiiiiiimes de matchs (trop tard c’est dit) mais plutôt du parallèle que je n’ai pu m’empêcher de faire. Je me suis en effet remémorée une phrase de Monsieur Philippe Seguin énoncée lors du débat sur l’Identité Nationale chez Arlette Chabot il y a quelques jours : « Certains se demandent ce qu’est l’identité nationale, ce qu’est être français. Qu’ils revisionnent la finale de la coupe du monde 1998. C’était ça, être français, une évidence. »
Effectivement, la comparaison est facile : un pays victorieux, réconcilié, heureux. Un pays fort, « black, blanc, beur ». La question que je me pose alors n’est pas : qu’est-ce qui réconcilie un peuple ? Le sport, opium des foules, nous rend heureux et tolérants. Non, ma question, c’est : et que s’est il passé après, pour que rien n’aille plus ? J’ose espérer qu’il ne s’agisse pas que des défaites récurrentes … Sans quoi, Monsieur Domenech, nous comptons tous sur vous !